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Froogy Delight - Février 2012 :
Elle c'est une petite blonde explosive, extravertie et dépensière ; lui est grand, antillais, lymphatique et radin, coincé entre la console de jeu et les matchs de foot à la télé.
Mais ils s'aiment et entre deux roucoulades lénifiantes, la classique scène de ménage sur le foot, le ménage, les courses, la cuisine de la maman, à lui, pimente leur ordinaire conjugal. Jusqu'au jour où survient un événement inattendu.
Dans "Amour, action ou vérité ?", Patrick Hernandez, Annabelle Nakache et Rudy Mayoute, soumettent un couple à jeu de la vérité. Or, comme il est bien connu, toute vérité n'est pas bonne à dire et Bichounet et Bichounette vont en faire les frais chacun à leur tour. Mais, heureusement, ils s'aiment...
Cette comédie alllegro vivace, qui fait flèche de tous les ressorts comiques et du surjeu corollaire du registre du café-théâtre, remet donc sur le métier le thème éternel du pain de ménage qui est toujours aussi virulent même s'il se décline, comme en l'occurrence, sous l'égide du néo-romantisme du deuxième millénaire et du comique au premier degré assumé.
Sur scène, elle est rondement menée par deux acolytes qui vont au charbon, et jouent pour et avec le public, sans se poser de question métaphysique. Et ça fonctionne plutôt bien, l'essentiel pour tous étant de se divertir, et certaines scènes sont mémorables comme celle de la conquête de la télécommande, entre entreprise de séduction et duel à mort sur fond de BO de western spaghetti.
Rudy Mayoute est tout à fait à l'aise dans un rôle écrit (sur mesure) et Annabelle Nakache, sachant aussi bien faire le clown que chanter la romance, leur duo à la "Peter et Sloane" fait d'ailleurs office de savoureuse madeleine, et véritable speedy gonzales au féminin galvanisée par la scène, est totalement opérationnelle dès le lever de rideau pour jouer la tornade qui décape tout sur son passage. Et ça décoiffe
Les cahiers du rire - février 2012 :
Action ou vérité ? Qui n’a jamais joué à ce jeu dans sa plus tendre enfance: certes drôle étant enfant, ce jeu peut néanmoins prendre un aspect diabolique à l’âge adulte.
C’est le tableau qui se déroule sous nos yeux sur la scène des Blancs manteaux. Touche personnelle de l’auteur, l’Amour est mis à l’honneur et mêlé à cette distraction : n’est-ce pas de toute façon l’unique sentiment qui fait vibrer les Hommes ?
Cette drôle de comédie dans l’air du temps nous fait prendre un véritable bol d’air frais en plein Paris. La surprise qui va s'introduire chez eux va changer le cours de leur vie et leur façon de se comporter au sein du couple.
La complicité de jeu instaurée entre les deux artistes est belle à voir : elle laisse présager une remarquable aventure humaine entre les deux acteurs.
Des rebondissements rythment la pièce, grâce auxquels on ne voit pas le temps passer. Une bonne ambiance dans la salle est créée à la fois par le charme naturel d’une scène qui n’a plus à faire ses preuves et par un décor bien planté et bien utilisé par une mise en scène soignée.
Les deux artistes sont épatants, ils jouent merveilleusement bien et sont très adaptables, comme en témoignent les différents changements de registre. Annabelle Nakache est désormais un personnage récurrent de nos critiques et le sentiment ne change pas : épatante. Géniale : telle est son entente avec Rudy !
Quel étonnement lors des interludes musicaux où deux belles voix se font entendre à notre plus grand étonnement !
Ne ratez pas ce bon moyen de vous revigorer, réfléchir sur le couple et vous divertir grâce à ce spectacle d’exception !
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